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L'Alliance pour les Technologies des langues lauréate de quatre appels à projets en faveur de la diversité linguistique et culturelle

L’Alliance pour les Technologies des langues, lauréate d’appels à projets du programme Europe Numérique, disposera de 88 millions d’euros pour contribuer au développement et la préservation de la diversité linguistique et culturelle à l’ère de l’intelligence artificielle (IA).

Publié le : 24 mar 2025
© Compte LinkedIn de Clara Chappaz

L’Alliance pour les Technologies des langues (ALT-EDIC) a été inaugurée par la ministre de la Culture et la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique le 20 mars 2025. À cette occasion, la première assemblée des membres de l’ALT-EDIC a rassemblé des représentants de 25 États membres, des acteurs d’organismes de recherche, des développeurs et des industriels. L'Alliance et sa soixantaine de partenaires académiques, industriels et technologiques disposeront de 88 millions d’euros pour mener à bien quatre projets européens. 

Quels sont les projets portés par l’Alliance pour les Technologies des langues ?

  • ALTEDIC4EU, qui vise à établir l’infrastructure numérique qui hébergera les technologies développées par le consortium ;
  • LLMs4EU, pour développer les technologies de collecte, de mise en qualité de données et le développement de méthodologies d’évaluation de modèles dans cinq domaines applicatifs (énergie, télécoms, tourisme, services publics, science) et différents secteurs ;
  • OPENEUROLLM, afin de construire de grands modèles de langage haute performance, multilingues et en accès libre pouvant être perfectionnés pour les services commerciaux, industriels et publics, en s’appuyant sur les bases de données de l’ALT-EDIC ; 
  • LLM-BRIDGE, qui a pour objectif d’accompagner l’écosystème et notamment les jeunes pousses dans leur appropriation des grands modèles de langage. 

Les appels à projets dont l’ALT-EDIC est lauréate devront permettre à l’Europe de développer et de maitriser les technologies des langues ainsi que d’être en mesure de préserver sa diversité linguistique et culturelle à l’ère de l’intelligence artificielle (IA). 

L’ALT-EDIC envisage par ailleurs un partenariat avec le projet AI Factory France, labellisé par le programme EuroHPC le 13 mars 2025, pour coordonner les efforts dans la collecte de données et l’octroi de puissance de calcul pour les projets d’IA. 

Un appel à manifestation d’intérêt pour fonder le consortium industriel de l'ALT-EDIC, constitué de 38 entreprises dont 20 françaises, a aussi fait l’objet d’une lettre d’engagement. Ce consortium doit permettre aux entreprises de participer à la gouvernance de l’ALT-EDIC et de représenter les besoins du tissu économique dans la définition des orientations stratégiques de la structure.

En quoi consiste l’Alliance pour les Technologies des langues ?

Depuis 2024, la France pilote l’Alliance pour les Technologies des langues, qui a pour mission de doter l’Europe d’une infrastructure numérique commune afin de soutenir le développement de l’IA générative. L’Alliance rassemble 18 États-membres et sept observateurs qui sont mobilisés pour renforcer la compétitivité de l’Europe tout en soutenant, grâce aux technologies des langues, sa diversité culturelle et sa richesse linguistique. En collectant et structurant les données, cette organisation permet notamment aux modèles d'IA d’être performants dans toutes les langues européennes. 

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